Étymologie :
- De l’ancien français maistre, lui-même issu du latin magister (« celui qui commande, dirige » et « maître qui enseigne »)
- Personne qui domine un art (peinture, sculpture…)
- (Antiquité) (En particulier) Propriétaire d’un esclave.
Qui est un « Vrai » Maitre et qui ne l’est pas ? A qui de décider que telle ou telle personne se qualifie pour être Maitre ?
Si je regarde les définitions ci-haut, on peut en conclure que Pierre, Jean et Jacques peuvent être Maitre. Et pourquoi pas ? Sommes-nous si mesquin d’avoir un titre que nous sommes prêts à partir en guerre contre une autre personne qui se dit Maitre, mais ne pratique pas le même BDSM, ou encore se permettre d’être condescendant envers un autre parce que : C’est moi qui possède LA vraie façon de pratiquer le BDSM ?
J’ai vu des répliques assez abaissantes et discriminatoires envers d’autres Dominant(e)s (Et même envers des soumises) à cause de leurs âges, de leurs pratiques ou de leur façon de voir le BDSM. Pathétique! Il n’y a pas d’âges ni de sexe pour être bon, sage ou doué.
Pour moi un Maitre se doit d’avoir certains critères de base. Mais avant d’énumérer ceux-ci, je vous assure d’emblée que je ne juge pas ceux qui ne rentrent pas dans mes définitions. Libre à chacun de faire ce qu’il veut, non ?
1- Être capable d’enseigner.
Non-seulement enseigner sa façon de voir le BDSM, mais aussi les autres avenues possibles. Il ne faut pas être egocentrique et s’imaginer que NOTRE façon est LA seul façon.non ! Et peut-être qu’en partageant vos connaissances ainsi, vous aller vous rendre compte qu’il est bon de regarder dans la cours du voisin de temps à autre.
Être capable de communiquer ses directives clairement et d’aller chercher la soumise pour que celle-ci s’exprime facilement la ou elle a de la difficulté a assimiler ce dont on veut lui enseigner. Si le Maitre s’imagine qu’en étant air bête que la soumise va tout comprendre, il a des devoirs à faire.
S’adapter, aux besoins, à la personne avec qui ont fait affaire. Pourquoi ça cliquait mieux à l’école avec un prof plutôt qu’un autre ? Peut-être que c’était sa façon d’enseigner qui correspondait plus à votre capacité d’apprentissage. Une soumise est une soumise, mais celle-ci apprend peut-être différemment de l‘autre. Ce n’est pas autant le récepteur que le messager qui peut faire défaut. Soyez efficace. L’important est le message avant tout.
2- Être capable de Maitriser une ou plusieurs facettes du jeu.
Et oui, un Dominant peut très bien n’avoir aucune habilité pour une relation D/s, mais être un « top gun » dans un art tel le bondage ou les percussions, par exemple. Cela n’enlève rien à la personne pour autant de pouvoir se qualifier de Maitre. Il maitrise un art.
3- Être propriétaire d’une soumise.
La plus commune des définitions. Donc, dès qu’une soumise accepte de se soumettre à vous, peu importe votre pratique ; Kinky, S/m, D/s, Play, 24/7 etc… Vous devenez un Maitre. Isn’t that amazing ?
Si vous rencontrer quelqu’un qui se pète les bretelles d’être un Maitre, dites vous qu’il a peut-être raison. Il n’est pas assurément un Maitre pour toutes les soumises, mais il ne faut pas le dénigrer pour autant.
Etre Maitre n’est pas une maladie honteuse et ce n’est pas mal de se « titrer » ainsi. Ce qui est mal, c’est l’attitude hautaine, le dénigrement des autres, jouer dangereusement, se mettre sur un piédestal, voir la soumise comme un être inferieur et de croire qu’on possède la vérité absolue.
Pour ma part, j’ai mangé mes croutes et j’en ai assurément d’autres à manger.
Maitre Shadow13
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