mardi 2 février 2010

La Pitié ou l'art de faire des beaux yeux!

Pitié n. f. : Sympathie qui naît au spectacle de la souffrance d'autrui qui incite à vouloir la soulager.


sadisme n. m. : Perversion dans laquelle le sujet n'accède au plaisir qu'à travers une souffrance physique ou morale qu'il inflige à autrui
Du nom du Marquis de Sade, la notion de sadisme, comme celle de masochisme, a été étendue au-delà du plaisir directement sexuel, pour désigner tout comportement où une satisfaction est obtenue par une agression exercée sur autrui.

masochisme n. m. : Perversion sexuelle dans laquelle le sujet accède au plaisir à travers une souffrance qu'il éprouve, d'ordre physique (coups, blessures, flagellation...) ou moral (insulte, humiliation).
La notion de « masochisme » a débordé le cadre de la stricte perversion sexuelle pour désigner le comportement d'un individu qui a tendance à rechercher une situation d'échec ou une position de victime.



On m’a demandé pitié aujourd’hui. Au début je disais que, je ne connais pas la pitié. Que même si la soumise le disait, ca ne me dérangeait guère. Je suis allé voir la définition de ce mot. Puis, sadisme et ensuite masochisme.

Comme c’est étrange, il y a presqu’une corrélation entre les trois.

Presque…




Effectivement, on sait que la personne est masochiste et qu’elle se laisse aller entre des mains pratiquant le sadisme et que celui-ci peut éprouver de la pitié et obtempérer en entendant crier le mot « pitié » pour en finir avec les souffrances. Il y a presqu’un lien…


Presque…




Le problème est que si on arrête, on laisse la soumise décider de l’arrêt du jeu. On laisse le contrôle à celle qui a voulu nous donner le contrôle. Le Maitre doit être aux aguets et savoir exactement ou est la limite. Pas nécessairement la dépasser, mais savoir ou est le but à atteindre pour l’ultime relâchement. La confiance s’établie par les actes et pas seulement les paroles. Je suis parfaitement d’accord à voir la soumise être soulagée, mais dans l’esprit du BDSM (Safe, Sane, Consensual) ou le Maitre est en plein contrôle de la soumise et de la séance.


En BDSM, il y a des codes pour une raison. Jaune, rouge et même noir. Pas de : non, arrête, stop, woah ou même pitié. En mettant trop de vocabulaire, on risque de se perdre. En standardisant, le risque est amoindri et devient en fait plus sécuritaire.

De plus, jouer sur la pitié peut-être…divinement cruelle!

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